L'Anahita
C'est l'histoire du sauvetage d'un yacht en perdition dans un coin de Méditerranée, dit "le Triangle des Belgemudes".
 
 
 

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Sauvetage en Mer

C’était le 12 juillet 1976, je m’en souviens d’autant plus que c’était le jour de mon anniversaire (50 ans) sur l’Anahita.
Nous remontions d’Alger sur Sète, il faisait un temps magnifique comme souvent au mois de juillet en Méditerranée, tout au moins au départ d'Alger.


Vers 03h30 ou 03h35 le lieutenant de quart m’appela pour me prévenir qu’un bateau au loin envoyait des fusées de détresse et les lettres « SOS » au scope, en morse. Nous avons donc mis le cap sur ce bateau, un Yacht Belge, et étions arrivés à peu près vers 04h00.

Nous l’accostâmes et le propriétaire me signala qu’il était en panne d’essence !...
Il avait deux moteurs puissants et n’avait plus d’essence !...


Il me demanda si nous pouvions le dépanner. N’ayant que du gaz-oil, il n’en était donc pas question. Là-dessus, il me demanda s’il pouvait téléphoner pour qu’on le ravitaille. Je lui proposai de téléphoner par « Marseille radio » et pris contact avec  cette station maritime qui me suggéra d’appeler le CrossMed au Cap d’Agde, secours aux navires.


Je mis le propriétaire du navire en relation avec eux. Le Cross décida de les faire ravitailler en essence par un chalutier de Port Vendres car nous étions très au large de Barcelone. C’était loin, quand même !


C’est ce qui a dû être fait par la suite - j'espère - car j’ai demandé à ce propriétaire Belge s’il n’avait plus besoin de nous, et n’ayant pas d’autres impératifs, je lui ai dit « Nous, il faut qu’on continue notre travail vers Sète ».
Je l’ai donc laissé sur place et nous n’en avons plus entendu parlé, mais l’addition a dû être « salée ». L’erreur a été soit disant commise par son fils qui s’était trompé dans les calculs de carburant !...


Le plus fort c’est que ce matin-là, alors qu’il y a rarement de la brume sur la Méditerrannée, à cet endroit, elle était à couper au couteau. J’espère que cela s’est éclairci pour que le chalutier aille le ravitailler quand même.

Une façon comme une autre de mettre en danger deux autres navires pour une panne de carburant... Note du wouaibmast.


Ce fameux yacht Belge se rendait à Alger dans le cadre d’une coopération.

 

Jean MARTIN

 

Je ne sais pas pourquoi, mais à la suite de ce petit récit, j'ai très envie de vous parler de "Cloches", ou plutôt de laisser à Jean le soin de le faire. Le propos était de comprendre l'utilisation de ces cloches à bord, à défaut d'avoir à raconter d'autres anecdotes sur les cloches en mer !

 
Cloches de Quart

Cloche de quart

La cloche est destinée à « piquer » l’heure par le matelot de barre pour la relève. La nuit, cela ne servait pas du fait que les deux matelots étaient à la passerelle, l’un qui faisait la barre, l’autre la veille. Ils se relevaient toutes les heures.

C’est dans la journée qu’on utilisait la cloche : le matelot qui n’était pas de barre travaillait à l’entretien du navire,  soit à faire de la peinture, potasser (nettoyer la peinture), piquer la rouille, enfin les travaux d’entretien habituels. Toutes les heures, c'était la relève, et il y avait un code pour la relève de quart.

C’était une convention : à la fin de la première heure, c’était un coup double, c'est-à-dire « dongdong-dongdong »

A la deuxième heure, deux coups doubles.
La troisième heure, trois coups doubles.
Et à la quatrième heure, il donnait un coup à « moins cinq ». C’était le signal pour le matelot qui n’était pas de barre d’aller appeler la bordée qui allait les remplacer, donc à 8h00, à 12h00 ou à 16h00.

La cloche que j’ai conservée du Belval porte l’ancien nom du bateau : le « Souss ». La première est celle du Berkane.

Balladez votre souris sur l'image pour voir les deux cloches