Coquelicots à Latroun - Le Neguev - Tabgha

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

CONVOYAGES et PELERINAGES

Première mission, livrer 100 caisses de pinard au Club-Med d'Eilat et cela se présente mal. A 500 mètres de la sortie de Latroun, je klaxonne pour faire activer un mou-du-volant juste devant moi. C'est la police ! Après quelques palabres incompréhensibles de part et d'autre, ils me laissent partir. Première leçon, repérer les couleurs des plaques des voitures : Jaune = Israël, bleu ou vert = les Territoires, noir = l'armée qu'on appelle "Tsahal", et enfin rouge= la police. J'ai toujours eu horreur du rouge, j'ignore pourquoi.

Comme les mauvaises choses ont toujours une fin, le rêve devient réalité. De Dimona à Eilat, la traversée du Néguev. Rien de commun avec le désert de sable. Un parcours sinueux dans de somptueuses montagnes, suivi d'une immense ligne droite le long d'une plaine aride en forme de pointe dont l'extrémité est la Mer Rouge. Tout est d'ocres vêtu. A droite l'Egypte et les contreforts du Sinaï. Le paysage est fantastique, et comme ce périple est assez long, il me faut partir avant le lever du soleil. Essayez d'imaginer un paysage lunaire qui se transforme en quelques minutes en kaleidoscope d'or et de lumière.

La première fois, votre regard ahuri croit avoir affaire à un mirage : parsemées en plein désert, des plantations de bananiers, de palmiers, de légumes et de fruits en tous genres. Il faut savoir que les Israéliens sont les rois de l'irrigation.

Arrivé à Eilat, au Club-Med, je suis reçu comme un pacha et n'ai pas même le droit de décharger mon bahut : repas avec les "Géos", petit farniente sur la plage, puis, un mois plus tard, première expérience de plongée, malgré une peur bleue du grand bleu, "dépassée" grâce à l'humour (salé) d'un "moniteur" en la matière. Les fonds entre 5 et 10 mètres sont extaordinaires, ce qui me convient parfaitement ! C'est d'ailleurs à ces profondeurs que les couleurs des poissons sont les plus belles. Inutile d'aller plus bas, vous n'y voyez plus rien ! Il y a aussi cet aquarium inversé : vous descendez dans une soucoupe et ce sont les poissons qui viennent vous reluquer. Le monde à l'envers en quelque sorte, ou vingt mille yeux sous la mer !

J'ai fait une quarantaine de fois ce parcours, jamais il ne m'a offert les mêmes couleurs: elles jouent de subtilité, d'ombres et de lumières, selon l'humeur du temps et de la saison. La variété des paysages de Latroun à Eilat où l'on passe d'un environnement méditerranéen au désert, pour arriver au bord de la Mer Rouge, m'a rendu ces trajets inoubliables. En face d'Eilat, Aqaba, et le romantique que je suis n'a jamais pu s'empêcher de penser à Sir Lawrence d'Arabie. En remontant, le long de la Mer Morte, la Jordanie dont je vous dirai deux mots un peu plus tard, dans ce site, au moins pour vous parler de Pétra. J'ai eu la chance durant cette année, de pouvoir me rendre également en Syrie et au Liban.

Jean Louis Florentz*, ami d'Aelred et grand compositeur de musique contemporaine se souviendra longtemps de cette traversée. Il est vrai que pris par le temps, nous avions roulé un peu vite et il avait très peur en voiture. Je ne l'ai su qu'après ! Cet homme génial était capable de discerner un chant d'oiseau parmi tant d'autres, puis de vous en raconter l'histoire et les origines.

Si votre destin vous conduit en Israël, un bain dans la Mer Morte est incontournable. Vous y êtes "comme dans un fauteuil" et mieux vaut ne pas trop tenter de nager normalement sur le ventre, vos yeux en souffriraient et tout le plaisir serait gâché. Cette eau a des vertus extraordinaires pour la peau, même si vous n'avez pas de problèmes de peau !

Mon second "rôle", car il comporte quelques aspects comiques, est de convoyer des gens un peu partout. Il s'agit essentiellement de pèlerins, de retraités, et plus rarement d'autres passagers assez surprenants. Je l'évoque car cela donne le ton de ces nombreux voyages que j'essaie de rendre les plus attractifs possible. J'ai dû me rendre deux ou trois fois au Liban, la fourgonnette chargée uniquement de quelques habits de trappiste. Au retour...il y avait des gens dans ces habits ! Par prudence, je n'en dirai pas plus, mais une chose est sûre, des jean's qui dépassent d'au moins 30 cm en dessous de la belle tenue blanche et noire et des rangers aux pieds, c'est irrésistible, même si sur le coup on n'a aucune idée du risque que cela représente. Dans ces trajets insolites, ce n'est pas de moi que venait l'attraction !

Moins original, il me faut transbahuter certains retraités dont la seule pratique religieuse se résume à assister avec une remarquable assiduité à tous les moments de prière des moines qui démarrent à 4h du matin ! En dehors de cela, ces gens sont d'une intolérance surprenante. Tout y passe et je vous épargne le détail car ces moments ont été assez rares, Dieu merci.

De ces pèlerinages, il faut retenir que beaucoup de lieux saints sont totalement déroutants. Le St Sépulcre, par exemple, à Jérusalem, où chaque mètre carré est défendu jusqu'à des actes de violence, parfois, entre religieux de diverses obédiences. Les chants sont "poussés" à l'extrême pour couvrir ceux des "autres". La quincaillerie qui envahit ce lieu est tout à fait déplacée quand on imagine la nudité originelle du Golgotha. Heureusement, sur le toit de cette église s'entassent les plus émouvants et les plus chaleureux des religieux, les Frères Ethiopiens, dans des conditions misérables et sans ostentation d'aucune sorte. Assister à un office éthiopien est un enchantement, pour la musique et l'atmosphère particulière qui s'en dégage. Les chants des trappistes sont également très beaux. Comme ces chers moines sont en général assez nombreux, on ne se rend pas trop compte que certains continuent leur nuit paisiblement, malgré les efforts d'Aelred à l'harmonium pour les sortir d'une torpeur matinale bien compréhensible.

Finalement, la grande majorité de ces circuits touristico-religieux est un immense bonheur et me permet de rencontrer un nombre incalculable de gens d'une richesse et d'une générosité hors du commun. Quelques drôleries émaillent systématiquement ces pèlerinages, notamment les "arrêts-pipi" en plein désert ! Imaginez Mesdames un paysage tel que celui-là sur des kilomètres ! Consultez la galerie photo sur la première page. Plus sérieux, un autre endroit devenu célèbre depuis qu'un berger, en cherchant une brebis égarée, tombe sur les fameux "Ecrits de la Mer Morte" à Qumran. Pour en terminer avec les lieux saints, sachez également que certains d'entre eux ne sont pas d'une rigueur historique absolue. Par exemple, on dénombre trois ou quatre endroits différents où Jean aurait baptisé Jésus sur le Jourdain ! Quand au site des Tables de la Loi sur le Sinaï, il y en aurait une douzaine de répertoriés ! Mais tout cela est-il si important ? Il s'est passé des choses Là-Bas, c'est certain. La Terre Sainte est le "palpitant" du monde. Depuis des siècles elle est l'objet de désirs et de désordres, mais les uns ne vont-ils pas malheureusement sans les autre ?

Parmi les lieux où j'aime accompagner ces pèlerins, il en est un qui, comme le rocher du St Sépulcre, m'émeut à chaque fois, la Mer de Galilée ou Lac de Tibériade, et plus particulièrement Tabgha. Aelred aimait dire des messes à cet endroit où Jésus aurait marché sur les eaux ou multiplié les pains... je ne me souviens plus. Et comme je ne peux jamais m'empêcher, après un instant de sérieux et d'émotion, de plaisanter un peu, je termine par une anecdote amusante. Lors d'un convoi de "nonnettes" venues de Beyrouth, tout au long du voyage, elles chantent des airs tellement beaux que j'en ai la chair de poule. Il fait très chaud et je tiens à les remercier. Direction une plage du fameux Lac en leur demandant d'essayer de marcher sur l'eau pour me faire devenir croyant. Horrible chantage ! Mais elles ne veulent pas enlever leurs chaussures, cela ne se fait pas, pas plus que de prendre un bain de pied dans la mer. C'est en les convainquant que cette eau-là est sacrée que deux ou trois se décident finalement, rappelant qu'après tout la Mère Supérieure n'est pas là !

J'éviterai des commentaires sur les multiples hauts-lieux qui jalonnent mes parcours sur cette Terre chargée d'Histoire, plus que toute autre. Massada, Sodome, Jéricho, Bethléem, Nazareth et tant d'autres, car les historiens et religieux ont tellement écrit à leur sujet que je serais bien en peine de rajouter quoi que ce soit.

* J'ai le regret d'apprendre au moment de la rédaction, que ce grand compositeur est décédé en juillet 2004. Il figure sur un des clichés, en train de photographier le désert. Il a donc rejoint notre Ami commun, le Père Aelred et je suis certain qu'il a été accueilli Là-Haut comme il le méritait.

FERRONNERIE

En dehors du transport hebdomadaire de vin à Eilat, 100 caisses de rouge, rosé et blanc...du bon ! et des convoyages "d'Enfants de Dieu" - attention, rien à voir avec l'horrible secte - il m'a bien fallu d'autres activités. Le révérend Dom Paul Saouma, Père Abbé de ce beau monastère - Abouna Boulos en arabe ! - vient me dire qu'il avait appris d'Aelred certains de mes goûts artistiques. Certes ! Maintenant entre le goût et le talent, il peut y avoir un gouffre. Ce serait vraiment magnifique de pouvoir réaliser tout ce qui nous plaît. Telle est la teneur de ma réponse. Dom Paul, libanais d'origine, est un homme d'une gentillesse et d'un charisme exceptionnel. Il n'est pas Abbé pour rien ! II parle couramment sept ou huit langues et avant de prendre l'habit, il était dans la ferronnerie d'art. C'est ce qu'on appelle une vocation tardive. Dans son cas, et dans bien d'autres d'ailleurs, mieux vaut tard que jamais. Quelle carence pour l'Eglise si elle n'avait pas eue en son sein une telle personnalité !

Nous en venons donc à parler ferronnerie, artisanat totalement méconnu de votre serviteur pour ce qui est du savoir faire. Dans les cinq minute qui suivent, je me retrouve armé d'un masque au travers duquel on ne voit strictement rien et d'un manche équipé d'une baguette de soudure. Il m'explique en deux mots les trucs indispensables, l'amorçage de l'arc, le coup à prendre pour avoir le masque opérationnel quand l'arc est amorcé et je me débrouille tant bien que mal pour souder en ligne, à plat et en "enroulant", deux morceaux de ferraille. Et surprise, il est persuadé que j'ai déjà appris la soudure. En bon croyant, je lui jure par tous les dieux - ce qu'il n'a pas obligatoirement apprécié - que c'est vraiment la première fois. Sans doute dans une vie antérieure, mais pas dans celle-là ! En clair, il peut me confier quelques bricoles à fer !

Première réalisation, après moult brûlures, aux mains, aux yeux et sur les fringues, je travaille le fer, sans forge dans un premier temps, pour confectionner un porte-bouteilles sur tourniquet. Les tiges de ferrailles sont d'un diamètre qui permet une mise en forme à froid sur des matrices fabriquées soigneusement par... ma pomme. Cet objet est destiné à des restaurateurs comme remerciement quand un seuil de commandes est atteint. Ils ont les pieds sur terre ces bons Pères, n'ayez crainte ! Seulement voila, j'ignore que le vin de Latroun se vend si bien. Je me vois donc soumis à un rythme de fabrication que je ne suis pas sûr d'assumer. Hassan, le titulaire du lieu, un Palestinien soudeur de métier, m'explique bien vite comment cela marche ici : " ce que tu n'as pu faire aujourd'hui, tu le feras demain, Inch Allah !". Plus simple, on fait pas. Cela a pour effet immédiat de vous clouer le bec, de vous déculpabiliser et de vous permettre de vivre sereinement le restant de la journée. Voir le chapitre "Vie monacale".

Dom Paul est heureux, Aelred aussi : ils avaient tellement peur que je m'ennuie. De fait, non seulement mes journées sont de plus en plus occupées, mais je viens de trouver un nouveau moyen d'expression artistique. Lorsque j'ai une idée, je la soumets à l'Abbé. C'est ainsi qu'il s'établit un code entre nous. Dans un premier temps je dessine mon projet. De deux choses l'une, ou bien il l'accepte instantanément, ou alors il me demande de changer "des choses" dans le dessin. Je comprend vite, après avoir changé les choses en question et les rechanger encore, que le "projet" ne lui convient pas. J'ai osé penser qu'il préférait que les idées viennent de lui, mais je n'en aurais pas mis ma main au feu, surtout après une journée de forge ! Qu'importe, c'est la vie de rêve et je ne demande pas mieux. Je passe sur les multiples bricoles qu'il me demande, bougeoirs pour la chapelle, peintures de statues périmées ( les peintures, pas les statues ) soudure à l'inox pour réparer des cuves à pinard... Mais le plus comique, c'est le jour où il me confie un grave souci.

Vous savez ce qu'est un lutrin ? Pour le non-pratiquant comme moi, c'est un support sur pied pour la lecture des livres sacrés. Ces livres-là ont la particularité d'être énormes et très lourds. Une autre particularité bien compréhensible, c'est que les moines n'ont pas tous la même taille. Vous voyez donc dans quelles méandres l'Abbé tente de m'embarquer. Le lutrin de la chapelle est en piteux état, en bois et d'une hauteur non variable et non négligeable. Il est très amusant de voir les petits moines se hisser sur la pointe des pieds quand c'est leur tour de lecture, et les grands se casser en deux pour la même raison.

Non ! On ne peut laisser perdurer une telle souffrance physique et psychologique. Là, j'accepte de faire plusieurs dessins. L'affaire est grave. Mais nous sommes dans une Abbaye et le Seigneur ne vous abandonne pas lâchement. Il faut trouver un système qui ne soit pas à glissière, car vu le poids des bouquins, vous imaginez un peu le hurlement d'un p'tit moine qui s'est coincé les doigts au beau milieu d'un chant grégorien. Nous optons unanimement pour un système à large pas de vis. L'affaire est réglée, l'objet a un certain succès, j'en ai plusieurs à faire ! Les Bonnes Soeurs de différents couvents pourront bénéficier de cette prestation gracieusement, car entre Frères et Soeurs, " il ne doit pas y avoir de questions d'argent ".

Ci-dessous deux modestes réalisations en fers de récupération. Dans l'univers monacal une des lois de la créativité est de faire du neuf avec du vieux, et surtout de se contenter de peu.

 

Lutrins
Le deuxième est encore quinze ans après dans la chapelle du monastère de Latroun. Emotion !... Le premier semble également servir de temps à autre selon les cérémonies.

C'est en évoquant ces objets du culte que je repense à une anecdote inoubliable. Nous sommes dans la période de Pâques et l'Abbé vient me demander de réaliser un cierge pour la cérémonie des Rameaux et qui servira aussi pour la chapelle, cierge assez gros pour qu'il puisse brûler au moins durant toute cette période. En lui demandant la cire nécessaire à cet ouvrage, je réalise lorsqu'il me la fournit que l'objet doit avoir des dimensions qui dépassent mes prévisions : un peu plus de deux mètres de haut pour un diamètre de 20 cm minimum ! Incroyable... mais comment vais-je faire ? Ayoub, un ami Palestinien qui me donne parfois un coup de main constate mon désarroi et propose son aide. J'en ai bien besoin, le cierge, ou plus exactement ce poteau en cire, doit être opérationnel le lendemain soir. Connaissez-vous la technique ? Elle est sommaire et sans équivalent dans le monde des fabriquants d'objets du culte : un énorme tube de PVC servant pour les eaux usées ( ! ) et une mèche à bien centrer au milieu du tube.

La quantité de cire que l'on coule là-dedans est impressionnante, mais c'est surtout le poids de la chose qui surprend, lorsqu'il faut le mettre en "sécurité". Le temps de séchage est très long : seul l'Abbé le connaît (heureusement) et me dit en plus qu'il faudra prévoir après démoulage quelques inscription sur le chef-d'oeuvre, du genre : alpha, oméga ( en grec bien sûr pour que les gens comprennent mieux ) et l'année de fabrication... pardon l'année en cours donc Pâques 1990 !...

Dom Paul, mon cher Dom Paul, tient absolument à participer au démoulage. Et pour cause, la cérémonie commence dans quelques heures maintenant. Ayoub a terminé sa journée dans les caves et s'apprête à partir à Ramallah. Pourtant, sa curiosité et le fait qu'il ait contribué à la conception du "tube" ( c'est ainsi que nous l'appelons pour l'instant ) sont les plus forts, mais je pense que ce qui l'intrigue le plus, c'est la manière que notre cher Père Abbé va utiliser pour extirper la chose. Rien de plus simple : on découpe le PVC dans la longueur, mais attention à la profondeur de lame.

Tous les trois poussons un immense "Ouf" de soulagement. Hélas, en déplaçant l'engin pour lui faire une beauté, il se casse en plein milieu !...Consternation, épuisement mais surtout angoisse sachant qu'il nous reste deux heures pour réparer ce malheur. L'Abbé doit rejoindre les siens pour se préparer. Il est confiant, on a même l'impression que cet incident n'a aucune prise sur cet homme si "détaché" des basses contingences matérielles. Pour seule parole, il me dit " - Je suis certain que tu vas trouver une solution." Merci mon Père d'une telle confiance. Reste à savoir si je la mérite.

L'heure est grave mais nous ne mettons que deux minutes, Ayoub et moi pour nous répartir les tâches : Ayoub fera le chirurgien en encerclant le cierge d'une large plaque de zinc chauffée pour qu'elle pénêtre dans la cire, et moi je m'occuperai de la déco : arabesque sur la bougie géante et enrobage de cire pour qu'on ne voit pas cet horrible cylindre de zinc. Et la discussion va bon train, c'est d'ailleurs le plus étrange de l'affaire. Intrigué et ironique je demande à Ayoub comment il se fait qu'il m'aide à réaliser un objet du culte chrétien alors qu'il est musulman. Joignant le geste à la parole, il m'explique que de la taille à la tête, il est "un peu" chrétien, et pour le reste il est musulman. Lorsque je lui demande pourquoi pas l'inverse, il me répond en éclatant de rire : "- Pas possible, vous les chrétiens n'avez droit qu'à une seule femme !..." C'est donc dans cette bonne humeur et sur ces saintes paroles que nous terminons l'objet sacré et suivons même quelques instants son premier parcours dans la nuit où brillent mille autres étoiles.

Le dieu des arabes, des chrétiens et des juifs est le même, j'en suis sûr à présent.

Pourquoi donc toutes ces guerres ?