Les images parlent d'ailes mêmes !

mais on va leur donner un petit coup de main

A présent nous allons tenter de nous élever une fois de plus pour relier l'Air et la Mer. Cettte histoire débute sur le Net. Eh oui ! En cherchant les caractéristiques d'un petit avion, celui sur lequel j'ai été "lâché" par mon instructeur de l'époque ( il y a 20 ans ), je tombe sur le site d'Alexandre. Nous ne tardons pas à sympathiser par mails interposés. Alex est un homme de l'art en matière d'objets volants parfaitement identifiés : avions, planeurs, hélicos... la totale quoi ! Il a bien d'autres cordes à son arc, mais il vaut mieux vous rendre sur son site. Quant à nous, partons "à la poursuite de l'Eissadon" une vieille chimère. Le comique de cette affaire est que j'ai fait 800 bornes en train pour décoller du Puy-de-Dôme et venir survoler les calanques... ma région ! Avouez qu'il faut le faire. Descendez dans la page pour mieux vous envoler et pour un bref compte-rendu avec des images "survolées" !...

 

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Cokpit Hélico

Ce périple est placé sous le signe de nos amis d'Amérique, les "Indiens", rares habitants légitimes de ce continent. En effet, l'hélico est un Hugh ! L'avion que nous emprunterons le lendemain est un Cherokee - PA 28 - et c'est sur un Tomahawk - PA 38 - que j'ai fait mes premières armes. Alex nous met tout de suite dans le bain : décollage en marche arrière, demi-tour à 45° et stationnaire au sommet d'un sapin avant d'en faire un autre au dessus d'un champ de luzerne qui s'incline devant tant de dextérité. Si ces (Amer)Indiens avaient été là, ils auraient sûrement imaginé un nouveau totem : le Bison à Plumes. Pour rester dans l'ambiance, nous poursuivons un train qui se dirige... vers l'Ouest ! Je laisse échapper un "Damned" de dépit.

PA 28 à Aix-les-Milles et survol des calanques

Le lendemain on redécolle pour les calanques de Marseille avec escale ravitaillement à Aix, où les pompes à carburant sont fermées ! Mais le "Saint Esprit" est avec nous. A peine sortis de ce traquenard, nous piquons sur La Triperie, repaire d'anciens conquistadors. Le coin a gardé sa réputation de dangerosité : des sauvages plus modernes y mettent le feu régulièrement pour tenter de faire place nette au bétonnage... en vain. Et dire qu'il y a une trentaine d'années, ces lieux magiques étaient couverts de pins épanouis par les chants d'infatigables cigales. Aujourd'hui, les touristes n'ont que de la caillasse et des arbustes nains pour cacher leurs détritus. Grand Sachem, fais quelque chose. On ne peut plus accepter cela.

En-Vau la Perle

Puis voici la Perle : En-Vau. Savez-vous que dans ce petit paradis, j'ai réussi à apprivoiser "Mina", une mouette cabotine qui aime le camembert et le pâté de campagne ? Mais nous sommes près de l'Eissadon. Un des objectifs est atteint, restons en là : il s'agissait de reconsidérer certaines choses "vues d'en haut ", 30 ans après. Une petite aiguille au bord de la calanque est appelée "le Doigt de Dieu", tout un symbole. Alex fait des prouesses pour virevolter autour de la merveille afin d'immortaliser ces moments fugitifs et inoubliables. Le temps passe décidément trop vite en avion... Au loin, des signaux de fumée : nos amis Cherokees installés dans le coin à l'insu de tout le monde nous disent de rentrer. Beau dialogue entre la terre, la mer et le ciel.

Calanque de la Triperie et retour à Ambert

Oui je sais... cette calanque est connue. Mais il y a tant de choses à y découvrir. Quelques cendres de mon arbre, les ports de Morgiou et Sormiou, ce cap enfin qui, avec un peu d'imagination, vous fait penser, en plein hiver avec mistral gagnant, à la Terre de Feu. Sans jumelles et par temps clair, il est même possible d'entrevoir Ushuaïa !... Rêveur, dites-vous ? Bien sûr, et qui espère au plus profond de lui-même que ces cathédrales de calcaire surplombant une mer de perles et de diamants génèreront chez nos enfants le même enthousiasme que celui que je garde envers et contre tout, depuis si longtemps. Mais il faut atterrir, parés pour un nouveau départ. Je le négocie avec "Cheval d'Acier", ma Trans-Alpes.